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Gros plan sur Kristy Jaeckel, la nouvelle Américaine de l'ASPTT Mulhouse

publié le 21 sept. 2013 à 01:35 par Marie
Dna, Mercredi le 18 Septembre 2013 :

« Je craignais de venir en France »

Kristy Jaeckel a 23 ans et un bel appétit de découvertes. Alors elle est en France, et à Mulhouse depuis peu.

Née plein Ouest, étudiante tout à l'Est, la demoiselle a toujours aimé les grands voyages. Mais de la Californie à la Floride, c'est le Colorado qu'elle préfère, là où vit sa famille, à Littleton, près de Boulder, pas trop loin de Denver.

Depuis deux ans, Kristy Jaeckel a pris son baluchon pour la France, après un séjour prolongé à Porto Rico. « Ce n'était pas trop loin, c'était une première étape avant d'aller en France... »

Quand une Américaine sait jouer au volley, qu'il lui prend l'idée de poursuivre après l'université, il ne lui reste pas d'autre choix que de migrer.

« Il n'y a pas de ligue professionnelle aux États-Unis. Pourquoi ? Bonne question ! », sourit-elle tout en grand.

C'est qu'il n'est pas simple de se frayer un chemin, outre-Atlantique, au milieu de tous ces sports stars. Qui serait assez courageux pour mettre des sous là ?

Pour le moment personne, alors Kristy Jaeckel est venue enrichir l'histoire américaine de l'ASPTT Mulhouse. Ce dont se réjouit la demoiselle.

« Je voulais poursuivre ma carrière de joueuse, j'en profite pour être en Europe. C'est une autre culture, d'autres gens. J'apprends à les connaître. »

Et elle a rayé quelques (fausses) idées qu'elle se faisait. « Je craignais un peu de venir en France. On me disait que les Français étaient snobs ! »Le 6 est de famille

Et le sont-ils ? « Non, pas du tout. Avec moi, ici comme à Nantes, les gens ont toujours été très accueillants. » Comment ne pas l'être quand, elle-même, est d'un naturel si avenant ?

« Venir ici est une bonne opportunité. » Surtout quand, comme elle, on a 23 ans, qu'on vient de finir ses études (management dans le sport) et qu'on a envie de partir à la découverte.

« Chez nous, en Amérique, on a tendance à ne pas trop aller voir ce qui se passe ailleurs. Moi je trouve que c'est une bonne expérience. »

Alors, tant qu'elle aimera autant s'amuser avec une balle de volley, on la verra sur le Vieux Continent, quand bien même il lui est parfois dur d'être si loin des siens.

« Ils me manquent », confie-t-elle en regardant la grande horloge du Palais des Sports d'où elle retranche les heures qui la décalent de son Colorado.

À Littleton, l'esprit de communauté, dans le noble sens du terme, est d'autant plus profond depuis ce terrible 20 avril 1999 et sa tuerie au lycée de Columbine (15 morts). « Je n'y habitais pas encore, mais chez nous, c'est très marqué. Il y a un cérémonial, avec toujours des fleurs. Depuis, les gens éprouvent le besoin de se rapprocher, d'en retenir les leçons. On garde ça en nous, dans notre mémoire. »

La brancher sur les Jaeckel, c'est l'entendre évoquer plein de journées de ski, nautique aussi. « Là-bas, on vit beaucoup dehors, dans la nature. » Et dans sa famille, on joue au volley ! Toujours avec le 6 sur le dos.

« Ma tante d'abord, puis ma soeur, moi, une autre soeur, une cousine... Je ne sais pas pourquoi, mais c'est de famille. »S.Ba. Amical: Mulhouse - Wiesbaden (All) jeudi (16h) au Palais des Sports. .Amical: Mulhouse - Wiesbaden (All) jeudi (16h) au Palais des Sports.

Photo : Kristy Jaeckel voulait continuer le volley, elle en profite pour connaître la France.


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