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Mathieu Arnold quitte Mulhouse pour le Qatar

publié le 2 août 2013 à 01:47 par Marie
Dna, Mercredi le 03 Juillet 2013 :

À 34 ans, Mathieu Arnold s'apprête à faire rebondir sa carrière de préparateur physique au Qatar.

Mathieu Arnold quitte Mulhouse. Pour le Qatar ?

Son bail avec l'ASPTT Mulhouse s'est terminé au soir d'une sortie de route en demi-finale du Championnat de France. Après un intérim à l'occasion de la Coupe de l'Émir, l'Alsacien pourrait signer plus longtemps au Qatar.









- Pourquoi avez-vous quitté l'ASPTT Mulhouse ?

- J'ai mis fin à l'aventure, oui. Je pense avoir bouclé la boucle, c'est la fin d'un cycle avec l'équipe. Je n'ai pas senti le club super motivé, j'ai eu du mal à sentir quelle suite il pouvait y avoir. En même temps j'ai eu d'autres propositions...

- Vous êtes donc parti quelques semaines au Qatar...

- Jean-Michel Roche (coach des Bleus en 1994-95) a fait appel à moi pour la Coupe de l'Émir. Au Qatar, quand on t'appelle et te prévient, c'est du rapide. J'ai reçu un coup de téléphone le vendredi, à la veille du match (retour de la demi-finale) contre Béziers et l'avion était lundi.

- Cela en valait la peine ?

- Les meilleurs viennent pour cette Coupe, ça ne se refuse pas ! Les organisateurs mettent beaucoup d'argent pour faire signer des stars qui viennent disputer quelques matchs. Ce qui intéresse, là-bas, c'est le spectacle, il faut donc les meilleurs du monde.

- Et vous allez y retourner ?

- J'ai des propositions. Là-bas, on te donne les moyens, pas besoin de pleurer pour six lattes et trois plots. Tu veux quelque chose ? Tu l'as.« Quand ils sentent que tu apportes un truc, ils se mettent en quatre. Ce qui m'a manqué à Mulhouse »

Quand ils sentent que tu apportes un truc, ils se mettent en quatre. Ce qui m'a manqué à Mulhouse. Sur des choses importantes, ça ne suivait pas.

Il y a un énorme turnover dans l'équipe, c'était peut-être le moment de partir. Je garde le souvenir d'Armelle(Faesch), qui était réticente au début et qui s'est mise à pleurer quand elle a appris que je partais.

Aujourd'hui, elle sait ce qu'elle doit bosser si elle veut rester au haut niveau. Tu n'as pas le choix quand tu as 30 ans (31).

- C'est plaisant de mener à bien un projet...

- J'aime aller au bout du projet, avoir les moyens de me dire que je peux prouver ce que je sais faire. Je viens de l'athlétisme, un milieu où il faut prouver.

Je veux voir ce que ça donne. Il y avait une frustration à Mulhouse. C'est une équipe qui résiste une fois, puis deux et après il y a quelque chose qu'on ne maîtrise pas.

Je veux apporter encore plus. J'ai ressenti le fait de ne pas pouvoir faire mieux, tu considères que tu es arrivé au bout. Une équipe, quand elle n'a pas le niveau, n'y arrive pas, elle commence à reculer.

Il y a une sorte de fatalité. Les filles ont donné ce qu'elles pouvaient de mieux, elles étaient à leur maximum, ont atteint leurs limites. Après, si quelqu'un d'autre peut faire mieux...

- Vous parlez de limites...

- Après 30 ans, tu ne peux plus les faire sauter plus haut. Mais on peut répartir le travail sur autre chose, des détails.

- Le volley, au Qatar, c'est comment ?

- Ça commence à investir pas mal. Tout comme avec le handball, avec les championnats du monde là-bas dans deux ans. Alors les clubs recrutent.

Au volley, le championnat équivaut à la deuxième moitié de la Ligue A et la première de la Ligue B. Ce n'est pas monstrueux, mais pas mal non plus.

- Et vous, là-dedans... ?

- Pour la Coupe de l'émir, j'ai travaillé avec Al Ahli, deuxième du championnat cette année. Dans l'équipe, il y avait des guest stars championnes olympiques.

À bosser avec eux, on apprend. J'ai peut-être même plus appris d'eux que l'inverse. C'est une suite, une étape supplémentaire dans ma carrière.

- Et vous allez continuer ?

- On me l'a proposé. Quand ils veulent quelqu'un ils sont prêts à tout, ils font ce qu'il faut. Mais attention, ce n'est pas qu'une question d'argent, mais de moyens qu'on te donne pour mener à bien ton projet.

- Pourquoi vous ont-ils choisi, vous ?

- Pour mes expériences à l'ASPTT Mulhouse et avec l'équipe nationale d'Algérie, pour la phrase de qualification en vue des Jeux olympiques. Ce furent pour moi de sacrés tremplins.S.Ba.


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